Contexte Striga (l'herbe des sorcières) est une mauvaise herbe parasitique qui entrave considérablement la productivité de cultures telles que le mais, le sorgho, le millet et le riz pluvial en Afrique subsaharienne. La mauvaise herbe survit en siphonnant l'eau et les nutriments des cultures pour sa propre croissance. Elle fait des ravages importants dans la culture sur laquelle elle croît avant de sortir du sol en produisant des phytotoxines qui sont nuisibles à la culture hôte. Une fois attachée aux racines hôtes, elle retire les produits de la photosynthèse, les minéraux et l'eau, ce qui résulte en l'apparence caractéristique de "sorcière" de la culture hôte se manifestant par un rabougrissement et un flétrissement. Le Striga infeste jusqu'à 40 millions d'hectares de petites exploitations agricoles dans la région et provoque des pertes de rendement de 20 à 80%, ceci pouvant aller jusqu'à une totale destruction de la culture et une infestation sévère. Les graines du Striga restent dormantes et viables dans le sol pour une période pouvant aller jusqu'à 20 ans. Avec chaque nouvelle saison de plantation, certaines des graines dormantes, stimulées par la culture, exsudent, germent, et infestent la culture hôte tout en se reproduisant et en augmentant les graines de Striga dans le sol et aggravant de ce fait le problème. L'ATTF, en collaboration avec un partenariat des secteurs public/privé projette de promouvoir des interventions technologiques pour le contrôle du Striga dans le maïs en Afrique.
Objectif Permettre aux petits exploitants agricoles en Afrique subsaharienne d'accéder à des technologies de gestion du Striga appropriées, telles que des semences de maïs résistant à l'Imazapyr (maïs IR), des variétés tolérant le Striga, des systèmes de gestion croisés de piégeage et d'agression, et une gestion de la fertilité des sols.
Le problème La valeur des dégâts occasionnés par le Striga en Afrique subsaharienne est estimée à un milliard de dollars américains, et ils affectent plus de 100 millions de personnes. Quinze pays de l'Afrique de l'est, centrale et de l'ouest englobent 95% des champs infestés par le Striga du continent.
La solution Le produit est une combinaison de semences enduites d'Imazapyr appliqué à une graine de maïs résistante à l'Imazapyr (IR). De petites quantités d'Imazapyr (aussi peu que 30 g/ha) agissent avant ou quand le Striga s'attache à la racine du maïs et empêchent ainsi l'effet phytotoxique du Striga sur le plant de maïs, permettant ainsi à la plante de croître à sa taille adulte. De plus, l'Imazapyr qui n'est pas absorbé par le plant de maïs se diffuse dans le sol environnant et tue les graines de Striga qui n'ont pas germé. Cette technologie de contrôle du Striga est connue sous le nom de technologie STRIGAWAY®. La faible dose contenue dans l'enduit d'herbicide utilisée dans la technologie STRIGAWAY® contrôle Striga sans présenter d'impacts sensibles sur les cultures intercalées lorsqu'elles sont plantées à 10 cm des monts de maïs. Ceci permet aux petits exploitants agricoles qui intercalent leurs cultures d'incorporer cette technologie dans leurs systèmes d'agriculture. Dans le déploiement des technologies de contrôle du Striga, l'AATF encourage les fermiers à incorporer des pratiques de fertilisation du sol telles que la rotation de légumes et leur intercalement ainsi que des additions d'engrais pour remplacer les nutriments du sol et optimiser le rendement des cultures.
Avantages L'utilisation de technologies du maïs résistant à l'Imazapyr (RI) pour le contrôle du Striga conduit à des rendements 38 à 82% supérieurs à ceux couramment obtenus avec les variétés de maïs traditionnelles. Une étude conservative estime qu'au Kenya, une fois adoptée, la technologie proposée entraînera la production de 62 000 tonnes de maïs supplémentaires dans la seule Province de l'ouest. Ceci se traduit en 5,3 millions de dollars américains par an, si nous appliquons les prix du maïs à la sortie de la ferme au Kenya de 2002. De meilleurs outils, de meilleures récoltes, des vies meilleures
Les interventions de l'AATF
- Faciliter les négociations pour la divulgation de graines de maïs résistante aux herbicides
- Développer et implémenter un plan directeur des technologies se concentrant sur les stockeurs de semences et les cultivateurs de maïs
- Faciliter les essais de solutions de gestion d'amélioration de fertilité des sols
- Faciliter le processus d'enregistrement des herbicides
- Faciliter les états de référence pour référencer les incidences de Striga et adopter des études évaluant l'assimilation et l'adoption des technologies
Institutions partenaires
International
- CIMMYT – Le Centre international pour l'amélioration du maïs et du blé
- BASF – Une société de produits chimiques privée
- Weizmann Institute of Science, Israël
- TSBF-CIAT – Biologie des sols tropicaux et Institut de fertilité du Centre International de l'Agriculture Tropicale
- IITA – Institut international pour l'agriculture tropicale
Kenya
- KARI – Institut pour la recherche agricole du Kenya
- Ministère de l'agriculture
- WeRATE – The Western Regional Alliance for Technology Evaluation: Un consortium of d'ONG, d'organisations à base communautaire et d'organisations de fermiers
- Des compagnies semencières locales privées – Western Seed, Lagrotech et Kenya Seed
Ouganda
- NARO – Organisation de recherche agricole nationale
FICA – Farm Inputs Care Centre Ltd
- Réseau Afrique 2000
- NAADS – National Agricultural Advisory Services
Tanzanie
- Ministère de l'agriculture
- Tanseed International Ltd
- ARI – Institut de recherche agricole, Mwanza
Malawi
- Université du Malawi, Bunda College
- Zum Seed Ltd
- Ministère de l'agriculture
- Chitedze Research Station
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