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New laws key in war on hunger: Kibaki |
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Africa urgently needs strategies and programmes to increase the capacity of small-scale farmers to boost their productivity and enter the dynamic national, regional and international markets - President Kibaki
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| Masques |
Les masques
Description des masques utilisés dans le Rapport Annuel 2006 de l'AATF.
| Masque possiblement Ibibo Mfon Ekpo (Nigéria) |
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Ekpo est le nom Ibido pour ‘ancêtre’ et est également le nom de leur principale société de masques. Les masques ayant une face jaune ou blanche sont utilisés durant la journée pour participer aux cérémonies funéraires honorant les défunts récents et pour les festivals agricoles. Leur apparence aux festivals agricoles est importante car ce sont les ancêtres qui veillent non seulement la famille, mais aussi sur les cultures et le bétail.
Exécutées lentement et gracieusement, les danses masquées sont vues comme incarnant l'esprit de ceux dont la vie sur terre fut productive et moralement exemplaire. Plutôt que de représenter des ancêtres spécifiques, ces masques symbolisent la communauté collective des esprits ayant une influence positive et bienvenue sur leurs descendants encore en vie.
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| Masque Fang Ngil (Gabon, Guinée équatoriale) |
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Des groupes de lignage organisent la vie des Fang mais certaines institutions telles que le ngil les traversent pour représenter la société dans son entier. Cette institution, qui est maintenant interdite, détenait une puissance politique et judiciaire et était impliquée dans les affaires de plusieurs villages. Les maîtres du ngil pouvaient voyager de village en village sans risques dans leur rôle de gardiens de la paix.
La fonction du ngil était de combattre la sorcellerie, les pratiques démoniaques et celles qui manquaient de respect dans leur traitement des membres de la société. Ils se prononçaient aussi lors de rivalités ou de conflits entre clans. Ce masque, porté par le maître du ngil, était un symbole de crainte et de rétribution.
Lorsque le maître du ngil était convoqué dans un village, il arrivait en pleine nuit à la maison du suspect, accompagné par une foule de membres portant des torches. Ceci rehaussait l'aspect terrifiant du masque qui était porté avec une coiffe faite de plumes et de raphia qui ajoutaient à sa taille et à sa masse. Le corps du maître était peint de noir, de rouge et de blanc, et il parlait d'une voix intimidante et éraillée. Le masque était fait de bois tendre et blanchi au kaolin, symbolisant la puissance des esprits des morts.
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| Masques Baule, Yaure, Guro Ngblo (Côte d'Ivoire) |
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Les styles de ces trois groupes se chevauchent et il peut être difficile de les distinguer les uns des autres, particulièrement dans les régions centrales de la Côte d'Ivoire. Pourtant, les trois styles ont beaucoup de choses en commun. Ceci se distingue dans l'emphase sur une beauté classique 'régulière' de la face qui est encadrée par une chevelure élaborée et une structure au sommet.
Ces masques, appelés ngblo (mblo), peuvent être largement considérés comme des masques de divertissement et apparaissent dans des jeux contenant des maques animaliers. Ils sont portés par les danseurs males jouant dans les théâtres publics mais aussi lors des enterrements. Contrairement aux plus grands masques genre heaume qui ne doivent pas être vus par les femmes.
Ces masques représentent les rôles sociaux ou peuvent également être inspirés par la beauté de personnes réelles. Les masques à face humaine sont souvent surmontés d'une forme zoomorphique démontrant le talent de l'artiste mais pouvant également renfermer une signification symbolique.
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| Masques Kwele Ekuk (Congo et Gabon) |
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Les Kwele sont un petit groupe d'habitants de la forêt croyant que la communauté doit atteindre un certain niveau d'énergie ou de 'chaleur'pour permettre aux forces salutaires des ancêtres d'être efficaces en temps de crise (comme une épidémie ou une famine). Pour se porter dans l'état de chaleur requis, la communauté invitait des esprits de la forêt, ekuk, à mener la danse. Venant de l'extérieur, l'ekuk était capable de regrouper la communauté d'une manière dont les chefs étaient incapables.
Les personnes revêtant les masques ekuk provoquaient les esprits à se manifester. Ils entraient le village sur un accompagnement de musique. Les esprits mâles sautillaient rythmiquement tandis que les esprits femelles (généralement dansés par des hommes comme il est de coutume dans la société africaine) se déplaçaient lentement. Les gens du village les suivaient en imitant leurs pas de danse.
Comme pour le masque ngil, la face de l'ekuk était peinte en blanc au kaolin, la couleur des esprits. Le masque était porté lors des danses en combinaison avec de somptueux pagnes tissés, un produit du monde civilisé, et des peaux d'animaux associées au monde occulte de la forêt. Le corps du danseur masqué était fantastiquement peint de motifs rouges, noirs et blancs. Des bracelets de chevilles en coquilles de noisettes créaient des sons rythmiques provoqués par les battements de pieds de l'ekuk.
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| Masque Bamana/Marka (Mali) |
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L'association Bamana, appelée Ntomo, s'occupe de la puissance sacrée, nyama. Cette société organise les garçons par âge, les forme et éventuellement contrôle et arrange la circoncision rituelle. Ces garçons portent des masques dans le cadre de leur formation et ces masques font allusion aux principes de conduite qu'ils sont en train d'apprendre.
Les chercheurs qui ont étudié les coutumes Bamana ont été intrigués par la complexité des thèmes enseignés et par la façon dont les garçons devaient jouer la création du monde dans le cadre de leur formation. La forme des masques contenait des symboles qui soulignaient ces principes éducationnels. Par exemple, les cornes pouvaient alluder aux principes de féminité, de masculinité ou d'histoire sacrée.
Sculptés dans le bois, les masques sont parfois recouverts de coquilles de cauri (une forme de monnaie courante précoloniale qui est toujours précieuse pour son importance symbolique de richesse et de fertilité), de graines de grenade ou de laiton luisant.
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| Masque papillon Bwa (Nord-ouest du Burkina Faso et Mali) |
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Les masques en bois Bwa sont la personnification des esprits de la forêt. Ils représentent les forces naturelles desquelles dépend toute vie et sont invoquées pour le bienfait de l'humanité. Deux types de masques papillon existent : ceux qui dépeignent des créatures d'une importance pratique ou idéologique tels que le serpent, le faucon ou le singe et ceux, plus abstraits, qui représentent des idées telles que 'l'esprit de croissance' ou tout autre force surnaturelle qui ne peut être vue.
Presque tous les masques en bois sont peints en rouge, noir et blanc avec des motifs géométriques fortement contrastés qui sont symboliques des codes culturels économiques, spirituels ou politiques. Lors de l'initiation des garçons et des filles, des initiés plus âgés expliquaient ce symbolisme aux novices.
Un autre type de masque existe parmi les Bwa, le masque feuille Do. Celui-ci semble opérer en unisson avec les masques papillon. Quoique l'utilisation et la signification changent d'une région à l'autre, dans le nord-ouest, ces deux types de masques personnifient une interaction bénéfique. Le masque feuille encourage la croissance au printemps tandis que les masques papillon de bois agissent après la moisson pour faciliter l'intégration de la culture du village et pour encourager le respect des règles de bonnes conduite sociale.
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| Masque Punu Mukudj, Gabon |
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Les masques Punu mukudju représentent des jeunes filles raffinées, aimables, avec leurs contours arrondis, des proportions naturelles, des yeux fendus, un front haut, des lèvres pleines, et des coiffures sophistiquées. Des motifs de scarification rouges - des keloids dans une formation en losange juste au dessus de l'arête du nez et dans un rectangle sur les tempes - nous indiquent que le masque représente un caractère féminin. C'est une jolie jeune fille qui est revenue du monde des esprits pour participer à la vie du village.
De tels masques sont encore portés dans les cérémonies et les funérailles pour apporter un peu de joie à la communauté. Cependant, l'appréhension sous-jacente du besoin de se garder constamment contre la sorcellerie est également présente chez l'acteur. Les Punu partagent ave les Fang et les Kwele le style de masque de face 'blanche' comme manifestation des esprits défunts. La blancheur de la face représente non seulement le monde des esprits mais aussi les puissances contrecarrant la sorcellerie. Les sorcières sont crues être plus actives durant la nuit et la blancheur représente la clarté et la lumière qui opposent la nuit, la noirceur et le mystère.
La performance, qui est magnifique, demande beaucoup de talent et est exécutée sur des échasses qui élèvent le danseur jusqu'à 3 mètres au-dessus du niveau du sol.
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| Masques Calaos Dan (Ouest de la côte d'Ivoire) |
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Selon la mythologie Dan, les esprits de la forêt, qui peuvent prendre la forme d'un calao, choisissent un partenaire dans la communauté villageoise lorsqu'ils veulent participer au monde des vivants. Ils lui indiquent le costume et le masque qu'il lui faut porter pour permettre à leur esprit de se manifester. Ces masques peuvent ne pas être révérés comme des messagers sacrés ou obéis comme des gardiens de la loi, et ne sont souvent que des compagnons joyeux et enjoués. Cependant, un vieil et puissant esprit de la forêt donnera au chef du village le pouvoir de veiller à ce que l'ordre et la stabilité soient maintenus dans la communauté et à ce que les malfaiteurs soient punis. |
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