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Le manioc est tout autant une culture vivrière essentielle qu'une importante source de revenus pour de nombreuses parties de l'Afrique subsaharienne. Il s'adapte bien aux systèmes des petites exploitations agricoles, florissant dans de nombreuses zones écologiques différentes. Il est disponible tout au long de l'année, fournissant une sécurité alimentaire aux ménages et offrant une source de calories économique aux petits paysans.
Cependant les méthodes de production et de traitement traditionnelles conduisent à des coûts élevés de production et à un produit de qualité moindre, ceci limitant la capacité du manioc à enter les marchés locaux ou mondiaux.
L'objectif général de ce projet est d'améliorer la productivité du manioc au moyen de l'introduction d'une mécanisation appropriée ayant pour but d'optimiser la productivité de la main d'œuvre lors de la production et du traitement et d'ouvrir de nouvelles opportunités de marché pour les produits à base de manioc.
Le rôle de l'AATF est d'identifier et de résoudre les questions essentielles de propriété industrielle dans l'acquisition et le déploiement de machines propriétaires pour la production et le traitement du manioc et de faciliter aux entrepreneurs africains l'accès au savoir-faire relié aux machines pertinentes à cette production.
Travaillant avec ses partenaires, la Fondation a contribué à organiser un sommet d'experts en novembre 2005, celui ci ayant alors développé un plan stratégique pour l'industrialisation du manioc en Afrique. Le sommet des experts au campus de l'ITA à Ibadan, Nigéria, résolut que la stratégie d'industrialisation du manioc pour l'Afrique devrait être orienté vers le but de réduire les coûts de production du manioc et vers l'accroissement d'une production deproduits industriels de haute qualité afin de renforcer la position du continent dans un monde globalement compétitif.
Les recommandations spécifiques du groupe d'experts comprenaient entre autres :
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L'établissement d'un cadre de travail légal facilitant l'acquisition et l'utilisation de terrains utilisés pour une culture à grande échelle et l'établissement de facilités de financement et de motivations financières pour le développement d'entreprises de manioc ;
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Le développement de mécanismes facilitant l'accès à des innovations technologiques éprouvées pour une production, un traitement et une utilisation efficients du manioc par le biais d'une facilitation de l'accès à des technologies propriétaires et de la livraison de ces dernières et par des facilités de recherche et de développement (R%D) élargies ;
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Une amélioration de l'accès aux opportunités de marché par le développement de systèmes d'informations durables du marché, la fourniture d'une infrastructure de marché adéquate et l'enlèvement des barrières douanières locales, régionales et internationales ;
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Le renforcement de l'infrastructure (telle qu'énergie, eau, routes et communications) dans les zones de plus haut intérêt pour la production industrielle de manioc, de façon à améliorer la compétitivité des industries basées sur le manioc émergentes et à attirer les investisseurs industriels, qu'ils soient locaux ou étrangers, dans ce secteur ;
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Le renforcement des institutions de développement de main d'œuvre et des programmes de renforcement de capacités qui amélioreront l'expertise en gestion d'entreprise et fourniront les talents requis pour le développement d'agro-industries basées sur le manioc ; et
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Tenir pleinement compte de la protection environnementale, de la gestion des déchets et de l'utilisation des produits dérivés afin d'améliorer la compétitivité des industries africaines dans le contexte de la mondialisation.
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