Personnes à contacter :
Nancy Muchiri, Directrice de la Communication et des Partenariats, AATF E-mail : n.muchiri@aatf-africa.org Pour de plus amples informations : www.aatf-africa.org
Lawrence Gikaru Apex Communications Ltd
Le 19 mars 2008
La Fondation Africaine pour les Technologies Agricoles entreprend de développer des variétés de maïs résistantes à la sécheresse pour les petits paysans en Afrique L'objectif à long terme de ce partenariat public-privé est de réduire la perte des récoltes, lutter contre la faim et la pauvreté
KAMPALA – La Fondation Africaine pour les Technologies Agricoles (AATF) annonce aujourd'hui un partenariat public-privé visant à développer des variétés de maïs résistantes à la sécheresse pour l'Afrique. Ce partenariat, baptisé Maïs Econome en Eau pour l'Afrique (Water Efficient Maize for Africa, WEMA), a été constitué pour répondre à une demande croissante des fermiers, des dirigeants et des scientifiques africains désireux de contrecarrer les effets dévastateurs de la sécheresse sur les petits paysans et leurs familles. Les sécheresses fréquentes entraînent la perte des récoltes, la faim et la pauvreté. Le changement climatique ne fera qu'aggraver le problème
L'AATF a présenté l'initiative au terme d'une réunion de planification de deux jours qui a mis en présence des représentants de tous les pays participant au projet : Kenya, Ouganda, Tanzanie et Afrique du Sud. Les partenaires feront appel à la sélection assistée par marqueurs et à la biotechnologie afin de développer des variétés de maïs africain résistantes à la sécheresse, libres de droits, qui seront mises à la disposition des petits fermiers africains. Les avantages et la sécurité de ces variétés de maïs seront évalués par les autorités nationales, conformément aux exigences réglementaires de chaque pays concerné.
"Ce partenariat s'inscrit parfaitement dans le mandat de l'AATF, qui est de faciliter des partenariats innovants entre secteurs publics et privés dans l'optique d'apporter aux paysans les moins nantis d'Afrique les outils nécessaires pour augmenter leur productivité et ainsi améliorer leur alimentation et la sécurité de leurs revenus," dit Mpoko Bokanga, Directeur Exécutif de l'AATF.
L'AATF travaillera en collaboration avec le Centre international pour l'amélioration du maïs et du blé (CIMMYT), un organisme à but non lucratif, une société privée, Monsanto, et les systèmes nationaux de recherche agronomique des pays participants. Les nouvelles technologies de résistance à la sécheresse ont déjà été concédées à l'AATF, libres de droits, de sorte qu'elles puissent être développées, testées et finalement distribuées aux sociétés semencières africaines par l'intermédiaire de l'AATF, toujours sans redevances, et mises à la disposition des petits paysans.
Bokanga a ajouté que le projet impliquera les institutions locales, tant publiques que privées, et, ce faisant, accroîtra leurs compétences et leur expérience de la sélection des semences, de la biotechnologie et de la biosécurité.
La fondation Bill & Melinda Gates et la fondation Howard G. Buffett ont contribué au financement du projet à hauteur de 47 millions de dollars.
Le Directeur Général de l'Institut National de Recherche Agronomique ougandais, le Dr. Dennis Kyetere, a présidé l'annonce officielle de l'initiative et souligné que le projet contribuera à lutter contre les effets de la sécheresse et à faire progresser la sécurité alimentaire en Afrique.
"La sécheresse est une source de souffrance et d'insécurité alimentaire pour un grand nombre d'ougandais, et elle est reconnue comme un problème grave par le gouvernement. En Ouganda, la sécheresse est dans certains cas la cause d'une perte totale des récoltes," dit le Dr. Kyetere.
L'Afrique est un continent très touché par la sécheresse, faisant de l'agriculture une entreprise risquée pour des millions de petits fermiers qui comptent sur la pluie pour arroser leurs récoltes. Le maïs est la plante la plus abondamment cultivée en Afrique : plus de 300 millions d'africains, pour qui il représente la première source de nourriture, en dépendent. Il est gravement affecté par les sécheresses trop fréquentes.
Au cours des cinq prochaines années, le partenariat développera de nouvelles variétés de maïs en y incorporant les meilleures technologies de tolérance à la sécheresse disponibles dans le monde. Le CIMMYT fournira des variétés de maïs à haut rendement, résistantes à la sécheresse, développées selon des techniques classiques, qui sont adaptées aux conditions africaines, et apportera son savoir-faire dans les domaines de la sélection classique et des tests de la tolérance à la sécheresse. Monsanto fournira des germoplasmes propriétaires, des outils de sélection avancés et son expertise. De plus, Monsanto et BASF fourniront des transgènes de tolérance à la sécheresse issus de leur collaboration. Ces contributions seront libres de droits. Les systèmes nationaux de recherche agronomique, les groupes de fermiers et les compagnies semencières participant au projet apporteront leur connaissance de la sélection et des questions réglementaires, et seront responsables de la mise en œuvre du projet sur leur territoires nationaux respectifs ; ils seront chargés notamment de la gouvernance du projet, des essais, de l'évaluation des germoplasmes, de la production des semences et de leur distribution.
La Fondation Bill & Melinda Gates a financé un programme indépendant au Centre McLaughlin-Rotman pour la Santé Globale (Université de Toronto) afin d'évaluer et de suivre les questions sociales, culturelles, éthiques et commerciales liées au projet WEMA. Des audits annuels du projet WEMA seront conduits par un organisme indépendant, qui servira de canal de communication supplémentaire pour tous les participants.
Selon un éminent scientifique, le professeur Calestous Juma, qui est le directeur du Projet Science, Technologie et Globalisation à l'Université de Harvard, le projet WEMA est un témoignage irréfutable de l'intérêt des biotechnologies pour l'agriculture africaine.
La collaboration entre le CIMMYT et les systèmes nationaux de recherche agronomique a déjà donné d'excellents résultats dans le domaine de la résistance à la sécheresse obtenue par sélection classique. Les partenaires du projet WEMA s'attendent à ce que la combinaison d'une sélection avancée et de la biotechnologie soit encore plus fructueuse. Les partenaires estiment que les variétés de maïs développées au cours des 10 prochaines années pourraient augmenter les rendements de 20 à 35 pour cent dans des conditions de sécheresse modérée par rapport aux variétés actuelles. Cette augmentation se traduirait par un surcroît d'environ deux millions de tonnes de denrées alimentaires durant les années de sécheresse dans les pays participants, ce qui signifierait que 14 à 21 millions de personnes auraient davantage à manger et à vendre.
Les premières variétés conventionnelles développées par WEMA pourraient être disponibles après six ou sept ans de recherche et de développement. Les hybrides transgéniques résistants à la sécheresse seraient disponibles dans dix ans environ.
Le risque de perdre leur récolte du fait d'une sécheresse est l'une des premières raisons pour lesquelles les petits paysans africains n'adoptent pas des pratiques agricoles améliorées. Une récolte plus fiable pourrait donner aux fermiers la confiance nécessaire pour entreprendre l'amélioration de leurs techniques. La bonne santé du sol, une formation et une assistance améliorées, la lutte contre les nuisibles et les maladies, ainsi que l'accès aux marchés pour vendre leurs surplus, sont tous indispensables si l'on veut que les agriculteurs améliorent leurs rendements et leurs revenus. A ce jour, la fondation Bill & Melinda Gates a investi plus de 660 millions de dollars dans le cadre d'une vaste stratégie de développement agricole qui inclut des efforts dans tous ces domaines, visant à permettre aux petits paysans d'accéder aux outils et aux opportunités dont ils ont besoin pour bâtir une vie meilleure.
#
La Fondation Africaine pour les Technologies Agricoles (AATF) est une organisation non gouvernementale qui s'est donnée pour mission de faciliter et de promouvoir les partenariats public/privé pour l'accès et le transfert de technologies propriétaires susceptibles d'augmenter la productivité des petits paysans sans ressources en Afrique sub-saharienne. (www.aatf-africa.org
Nancy Muchiri, Directrice de la Communication et des Partenariats, AATF E-mail : n.muchiri@aatf-africa.org Téléphone : ou Pour de plus amples informations : www.aatf-africa.org
Download Press Release |